Hakan SÜKÜR: le buteur de Galatasaray

Hakan Sükür Longtemps présenté comme un des footballeurs les plus talentueux du vieux continent, mais sans jamais véritablement confirmer au plus haut niveau, Hakan Sukur a dû attendre la fin du siècle pour qu'éclate au grand jour son énorme potentiel.

En marquant lundi au stade Roi Baudouin de Bruxelles les deux buts qui ont vaincu la Belgique et qualifié la Turquie pour les quarts de finale de l'Euro-2000 de football, Sukur peut postuler au rang de héros national.

D'autant que cette performance vient confirmer ses bonnes prestations à répétition avec le Galatasaray Istanbul, vainqueur de la Coupe de l'UEFA en mai dernier, et ses trois titres de meilleur buteur dans le championnat turc lors des trois dernières saisons.

Le président de l'Inter de Milan, Massimo Moratti, ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Au soir même de la décevante défaite (2-1) de la Turquie contre l'Italie le 11 juin à Arnhem (Pays-Bas), dans le camp retranché turc de Delden, Sukur a signé un contrat de trois ans avec le club milanais pour 56 millions de francs. 

A l'inverse de beaucoup de ses compatriotes Sukur est réservé et calme, exploitant ses qualités physiques (1,89m pour 77 kilos) pour bouger les défenses. Il fonctionne beaucoup au moral. Lundi, il avait envie de prendre une revanche sur la Belgique qui lui avait barré la route du mondial en 1998. "Le temps était venu d'inverser le cours de l'Histoire et d'effacer le double revers que nous fit subir l'équipe d'Oliveira".

Huit ans après ses débuts internationaux, fort de ses 28 buts, un record, en 55 sélections, il croit fermement que la Turquie n'a pas fini de surprendre et qu'une victoire aux dépens du Portugal en quart de finale est parfaitement envisageable. "Les Portugais sont comme nous. La révélation du tournoi. Si nous jouons comme lors de notre dernier match, ils sont largement à notre portée", estime-t-il. 

Comme il l'avait fait le 17 mai contre Arsenal lors de la victoire du Galatasaray en finale de la Coupe de l'UEFA, Hakan Sukur a mis son talent au service du collectif lundi face à la Belgique pour forger le premier succès de la Turquie dans une phase finale de Championnat d'Europe.

Au-delà de l'Euro, il pense déjà avec gourmandise au prochain championnat d'Italie où, à l'Inter de Milan, il aura pour coéquipiers rien moins que Ronaldo et Christian Vieri. "En 1995, lors de ma première expérience dans le Calcio, je n'avais disputé que cinq rencontres avec Torino. Je n'étais pas encore assez mûr pour supporter la pression. Aujourd'hui, à 29 ans, j'ai atteint l'âge de la maturité footbalistique", analyse-t-il. Une autre revanche à prendre.

Tiré de: Yahoo! Sport > Euro 2000 - Turquie

 

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